Je sais, je suis grave en retard dans la parution de mes articles…
Je vous propose donc un live report de Shaka Ponk datant de 1915 !
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Quelques jours après le concert de Shaka Ponk à La Laiterie de Strasbourg, il aurait été bien bête de ne pas remettre le couvert pour la venue du groupe à l’Autre Canal de Nancy. Concert bien évidemment sold out pour l’occasion.
Arrivée un peu tardive dans la salle, qui sans surprises, est déjà pleine à craquer ! Comme d’hab’, on se fraye rapidement un chemin histoire d’aller jeter un oeil à la première partie de la soirée. Ce soir, c’est le groupe Vinceman qui est à l’honneur.
De me frayer un chemin au bar aurait été une bien meilleure idée. Pas la peine d’épiloguer 107 ans, le groupe ne me fera véritablement aucun effet et ce de la même façon pour une bonne partie du public. Le chant est carrément faux et l’ensemble de l’instrumental donneront un côté niais et teenager assez insupportable. On regrette carrément le show de The Aerial, ayant passé avec succès l’épreuve de première partie des Monkeys à Strasbourg avec une qualité de show indéniable et une presque ovation.
« Tu veux qu’on te fasse danser, petit monkey… ?«
Le changement de plateau s’effectue et le public, toujours aussi éclectique, se fait de plus en plus impatient. Ce soir, on sent chez un certain nombre de personnes que l’expérience « live » de Shaka Ponk s’apprête à être la première. Pourtant, si le groupe en est arrivé à ce stade aujourd’hui, c’est avant tout grâce à un bouche-à-oreilles constant et une communauté de fans en constante évolution, depuis plus de 11 ans !
Extinction des lumières, les monkeys arrivent… Comme d’hab’, les musiciens s’installent au compte-goutte et le ton est donné directement avec l’entrée en scène fracassante de Frah et Sam, les deux piliers du groupe. Le show s’entame avec « Shizo Radio« , parfaite pour donner le ton du concert. Sans surprises, le public réagit au quart de tour et il ne faut que quelques instants au groupe pour mobiliser les quelques 1000 personnes présentes ce soir. Au centre de la scène, un écran circulaire devenu maintenant indispensable pour le groupe, véritable lieu d’animations et repère virtuel de Goz, la mascotte du groupe.

- Shaka Ponk / Crédits photos : Caroline Quartier
En deux-deux, l’ambiance est là et le groupe ne perd pas de temps en enchainant avec « Reset After All« , « Hombre Que Soy » et « Twisted Mind« . Très propre, l’instrumentale du groupe est impeccable et donne une puissance imparable au show. Ajoutez à cela une ribambelle de fans qui connaissent toutes les paroles du groupe par cœur, et vous obtenez ce qui pourrait paraitre comme un concert parfait, et qui n’en est pas loin. L’énergie déployée par le groupe est impressionnante et ce, tout particulièrement par Frah et Sam, le duo phare du groupe (chants). En véritables piles électriques, les deux personnages s’en donnent à cœur joie pour bondir dans tout les sens et attirer par tout les moyens possible le public dans l’univers chaleureux des Shaka Ponk. Pendant « Sex Ball« , on assistera même à un public assis et totalement docile aux paroles de Sam, dont la plastique en aura certainement charmé plus d’un (surtout moi).

- Shaka Ponk / Crédits photos : Caroline Quartier
Le show poursuit son cours et la suite s’annonce avec « Prima Scene« , « Brunette Localicious » et « Run, Run, Run« . Il n’y a quasiment rien à redire tant le groupe est efficace et tant le public est absorbé par la prestation de ce dernier. Néanmoins, quelques critiques fusent par ci-par là et l’on parle soudain de show « trop préparé » et presque « impersonnel » tant la set-list semble être la même au fil des concerts. Vous me direz, pourquoi changez une équipe qui gagne et une recette qui fonctionne ? Certes, mais il semble effectivement émaner du groupe une sorte de routine et de concert tellement parfait qu’il en paraitrait presque surfait… Encore une fois, oui et alors ? Surement le problème se pose-t-il pour les véritables fans dont le concert n’est pas le premier et entrainant ainsi une grosse impression de « déjà vu »… payante.

- Shaka Ponk / Crédits photos : Caroline Quartier
Qu’à cela ne tienne, le public de l’Autre Canal est aux anges et se régalera même de la traditionnelle Battle « Goz Vs Ion » et d’une reprise de « Kids In America » plutôt sympa. L’écran se révèle de plus en plus comme étant un outil fantastique pour le groupe tant l’utilisation que ce dernier en fait est travaillée et interactive avec le public comme avec le groupe. Celui-ci permettra même une sorte de jeu d’ombres numériques, orchestré par les mouvements d’ombres chinoises de Frah et Sam, et synchronisé avec le chanson. Au passage, Frah s’en ira faire le singe du côté du balcon de l’Autre Canal et s’en tirera avec un saut de l’ange magistral au dessus du public. Les classiques « How We Kill Stars » et « Let’s Bang » ne seront pas oubliés et après deux rappels, c’est avec un « French Touch Puta Madre » que le concert touche à sa fin, sur les remerciements sincères de Frah envers le public…
Depuis 11 ans, les fans de Shaka Ponk ne s’y sont pas trompés, et le groupe n’a décidément plus rien à prouver…
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